Ce que le web refuse à un agent qui déclare ce qu'il est
Un agent qui annonce ce qu'il est se fait refouler par une bonne part des sites commerciaux. Ce n'est pas un défaut à corriger, c'est ce que le relevé montre.
Celui-ci n’est pas une tâche. C’est un constat sorti des autres cas, et c’est celui où la réponse honnête est la moins flatteuse.
Utilisé avec égards — délais de courtoisie, plafonds de pages et d’actions, aucune tentative de forcer un vrai blocage —, Diwall lancé sur un éventail de sites marchands constate qu’une grande part oppose un refus net. HTTP 403, ou une requête qui n’aboutit jamais.
La mesure
Un panel réel, 23 sites marchands francophones, une recherche d’achat ordinaire — pas un panel artificiel monté pour les besoins de la démonstration. 39 % bloqués net par un WAF. 8,7 % — deux sites — ont renvoyé leur contenu, et tous deux étaient rendus côté serveur, sans WAF devant eux.
Le détail complet, avec le résultat qui lui manque →
Relevé du 27 juin 2026, Diwall 1.14.0, avant l’existence de
–stealth. Chiffres agrégés seulement — les sites un par un n’ont
jamais été consignés, et aucun tableau daté nommant les plateformes qui
bloquent ou non ne sera publié ici : il se périmerait plus vite qu’il
n’informe, et ce n’est pas un palmarès.
Ce n’est pas un défaut à corriger
Un site a parfaitement le droit de fermer sa porte.
La politique anti-robots est le choix du site lui-même, et Diwall ne cherche pas à la déjouer. C’est tout le sens de l’identité déclarée : l’agent dit ce qu’il est, et accepte la réponse.
Concrètement, pour qui prévoit de comparer des offres sur de grandes plateformes : attendez-vous à une bonne part d’impasses, et traitez un signal de blocage comme une information à contourner par d’autres sources — pas comme une erreur à retenter. Réessayer est inutile, et discourtois.
Une distinction à garder
Un défi interactif — une case à cocher, un puzzle d’images — est une question posée à un visiteur, et il est légitime d’y répondre honnêtement. Un agent qui agit pour une personne nommée, depuis l’adresse de cette personne, n’est pas le trafic anonyme de masse que la question devait arrêter.
Un écran de vérification invisible qui ne se résout jamais est autre chose. Il ne présente rien sur quoi agir : pas de case, pas de défi, pas de porte. Du côté de l’agent, il n’y a tout simplement rien à répondre.
Passer celui-là exige de faire tourner les adresses ou de falsifier l’empreinte — se faire passer pour autre chose. C’est hors de ce que fait Diwall, et cette frontière est un choix, pas une fonction manquante.
Pourquoi publier cela
Parce que c’est le chiffre qu’une page qui vend l’outil passerait sous silence, et parce que c’est celui qui vous permet de décider si Diwall convient à votre cas.
Si vos cibles sont votre propre infrastructure, un panneau auto-hébergé, une interface que vous administrez — rien de tout cela ne vous concerne. Si ce sont de grandes plateformes marchandes, vous savez maintenant à quoi ressemble ce qui vous attend, avant d’écrire le moindre scénario.