Diwall

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Le projet

Conçu pour donner des yeux à un modèle qui écrivait une interface sans jamais la voir. Ce qui a suivi vient de l'usage réel et d'une sollicitation régulière de modèles de toutes familles — pas d'une feuille de route, et pas d'un hasard non plus.

Un modèle de langage écrivait le code d’une interface web et pouvait le modifier sans jamais en voir le résultat : il travaillait à partir de ce qu’on lui disait, et c’est par la description que les imprécisions entraient. L’intention de l’opérateur était de donner des yeux à ce modèle — pour qu’il regarde l’interface lui-même au lieu de croire quelqu’un sur parole quant à ce qui n’allait pas.

La première version faisait une seule chose : capturer une page et rendre l’image.

Comment il a grandi

Trois étapes, dans cet ordre — chacune a ouvert des usages que la précédente n’atteignait pas :

Voir est venu d’abord — une capture, puis les éléments interactifs numérotés, puis l’arbre d’accessibilité. Chaque ajout parce que le précédent ne suffisait pas pour agir, et chacun a élargi ce qu’un scénario pouvait couvrir.

Agir a suivi — remplir, cliquer, naviguer, puis les cas malcommodes qui n’apparaissent qu’à l’usage réel : des éléments que le navigateur refuse de cliquer, des formulaires qui annoncent un succès et ne partent jamais, des pages qui ne finissent jamais de charger.

Faire confiance est venu en dernier, et c’est la plus grande part. Le répertoire chiffré, l’identité déclarée, le journal des opérations, le verrou de lecture. Une partie avait été anticipée ; une autre a été imposée par un modèle qui a mal traité ce qu’on lui avait confié.

Le journal de développement

Le journal de développement se lit du plus récent au plus ancien, et les notes de terrain portent plus d’une centaine de frictions numérotées. Lus ensemble, ils montrent comment l’outil a réellement grandi.

Les sessions 1 à 17 sont consignées hors du dépôt public, dans les notes de travail du projet ; à partir de la session 18, le journal est public et continu.

Qui le construit

Trois participants, aux rôles distincts, et le dépôt le dit depuis le début.

Ronan Davalan — architecte et arbitre : direction, exigences de sécurité, validation. Toute décision d’architecture passe par lui.

Claude Code (Anthropic) — ingénieur système : le code source, l’implémentation, la documentation technique.

Gemini (Google) — synthèse et conseil stratégique : analyse d’architecture indépendante, validation croisée, résolution des conflits logiques.

Autour d’eux, des modèles d’autres familles sont consultés — pour des revues, pour des jeux de rôle, pour des passes de maintenance —, et des modèles de perception locaux font le travail visuel à l’intérieur même de l’outil.

Trois choses qui n’ont pas changé

Il tourne sur votre machine. Captures, analyses, identifiants — le défaut n’a jamais été autre.

Il dit ce qu’il est. Aucune version de Diwall n’a été livrée avec le déguisement par défaut.

Il exécute, il ne décide pas. Chaque action vient d’un fichier que vous avez écrit. L’outil n’a jamais reçu le pouvoir d’ajouter une étape.

Où il en est

Six commandes, un répertoire chiffré, des scénarios validés contre un schéma avant le démarrage du navigateur, une documentation en quatre langues, et une page de manuel dans chacune. Debian, Ubuntu, Fedora, openSUSE et Arch Linux par paquet, ou par clone Git sur chacun d’eux.

Et une liste de limites qui s’allonge exprès, parce qu’une limite écrite est une limite qu’on peut repousser.

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